Le CAFA (Centre d’Accompagnement et de Formation pour Adultes) est une asbl créée en 1985 par le CPAS de Saint-Gilles dans le but d’agir d’une manière préventive dans différents domaines de la vie sociale. Aujourd’hui, son action se décline au sein de quatre secteurs principaux : l’insertion socioprofessionnelle, le logement, l’énergie et le surendettement. Dans ce dernier domaine, le service a souhaité mener une action originale, à vocation préventive. Ce blog est destiné
Une première...
Dans cette nouvelle série d'articles, nous allons passer en revue quelques grandes étapes de ce qui devait être notre "jour le plus long" à nous, l'inauguration de notre "expo-action" sur le thème du surendettement.
Mais avant toute chose, la matinée avait débuté - très tôt - par une dernière mise en place, suivie d'une inspection du décor et de ses aménagements intérieurs et extérieurs.
L'occasion de s'apercevoir enfin de l'ampleur de la tâche accomplie, ce qui n'était pas toujours possible lorsqu'on avait comme nous, depuis trop longtemps déjà, le "nez dedans".
Passé la double porte d'entrée, dont les vitres avaient été soigneusement occultées pour ménager le suspense, le choc des visiteurs et de tout public non averti serait inévitable, mais c'était l'effet recherché.
Nous étions pourtant bien dans une des salles de réunion d'un Centre Public d'Action Sociale !
La "Rue du Parcours".
Une artère reconstituée de toutes pièces, avec son agence de banque à gauche et ses habitations individuelles sur la droite.
Ensuite, et impossible à rater, ce que nous avions dénommé durant toute l'élaboration du projet, "l'espace tentations" et qui avait fini par se décliner sous le terme plus ronflant de "Shopping Paradise".
Une accumulation de boîtes en carton de toutes marques et de toutes tailles, vides mais ayant pour point commun d'avoir contenu tous ces objets indispensables à la vie moderne que sont les ordinateurs, stations de jeux vidéos, téléphones portables, appareils photos numériques, téléviseur à écran plan, machines à café, I-touch, I-Pad, etc. : il y en avait de tous les prix, sinon pour toutes les bourses.
Même les plus désargentées...
Mais après des circonstances sur lesquelles nous aurons l'occasion de revenir en détail, les visiteurs finiraient vite par se retrouver de l'autre côté, sur la Place du Palais de Justice.
Avec ses accueillants bancs publics et ses arbres, mais aussi son tribunal, prévisible, et ses maisons insalubres qui l'étaient beaucoup moins...
"Impasse de la Charité".
Tout était fin prêt, pour leur réserver quelques très mauvaises surprises !
Les huissier de Justice, facteur et autre agent de quartier ne sont plus très loin.
(à suivre)
Texte et photos Dominique VANESPEN