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Qui Sommes-Nous ?

  • CAFA asbl
  • Décentrée mais partie intégrante du CPAS de SAINT-GILLES, notre association agit dans divers secteurs de la vie sociale. Son service de Médiation de Dettes a souhaité développer une action de prévention originale et interactive.
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Où SOMMES-NOUS ?

CAFA asbl

Rue du Tir, 14

1060 BRUXELLES (SAINT-GILLES)

Tél. : 02 / 600.57.30  

Fax.: 02 / 600 57 40

POUR NOUS CONTACTER

 

Réservations :

expoaction@cpasstgilles.irisnet.be

 

Adresse du blog :

cafa.expoaction@gmail.com 

 

 

12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 18:07

 

 

Que serait notre monde moderne sans une bonne salle d'attente ?

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A l'heure où tout notre temps - qu'il soit "libre" ou "professionnel" - est systématiquement fractionné, chronométré et saucissonné jusqu'à des dimensions infinitésimales, voire même lorsqu'il devient une donnée quasiment inexistante, malgré la distance entre deux continents par exemple, la réflexion préalable n'est pas nécessairement une valeur sûre, du moins lorsqu'il s'agit de ne pas commettre l'irréparable.

Face à cette dimension, dans l'organisation d'une expo-action telle que "Dernier rappel avant poursuites", il avait bien fallu composer avec différents impondérables, en ce compris une contrainte d'ordre chronologique.

Dans ce contexte, notre travail d'équilibriste le plus délicat avait consisté à faire s'entrecroiser, dans un espace relativement clos, des visiteurs effectuant trois "parcours de vie", différents certes mais qui les mèneraient tous - avec des variantes et quelques nuances -, à travers des étapes successives telles que les logements du départ, l'agence Flash Bank, l'espace "Shopping Paradise", le tribunal, les "logements insalubres" et (enfin, mais non le moindre) l'espace administratif, avec les services de l'ONEM et le service de médiation de dettes.

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A certains moments d'affluence, toute la virtuosité des acteurs du Magic Land Théâtre pour guider les participants, voire pour les intercepter afin de les remettre le cas échéant sur le droit chemin, n'allait pas suffire.

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A proximité de la banque, du faux palais de Justice mais aussi - surtout ! - en face de l'espace administratif, quoi de plus naturel donc pour nous que d'avoir installé des sièges - chaises ou "bancs publics" -, afin de permettre d'assurer un rôle nécessaire tampon qui, à l'expérience, se sera révélé plus qu'utile.

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Mais d'un autre côté, faire patienter, voire laisser languir quelque peu ces mêmes visiteurs de l'expo-action n'était-il pas une composante majeure, une dimension incontournable de l'enseignement à leur transmettre, tant la chute vers les heurts du surendettement complique, voire complexifie, une existence qui n'est au demeurant jamais simple dès le départ ?

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Nombreux auront ainsi été celles et ceux qui se virent contraints de temporiser, parfois bien forcés de lire les contrats quils avaient signés à la hâte et sans trop y prendre garde, ou les désagréables courriers de rappels et autres actes d'huissiers de Justice.
Puisqu'il est de notoriété publique qu'il existe d'innombrables manières de gérer son temps.

Aussi bien pour le gagner (parfois), que pour le perdre.

Plus souvent encore...

 

Texte et photos Dominique VANESPEN

 

 

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 17:40

  

 

Comment décorer un "logement insalubre" ? 

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L'idée était de mettre les visiteurs de l'expo-action en situation, histoire d'illustrer au mieux le dénuement dans lequel sont forcées de vivre certaines personnes, celles que les aléas de l'existence ont réduites à de telles conditions d'habitation, très inconfortables, indignes et totalement précaires.

A priori l'on pourrait penser qu'il suffisait de ne rien y mettre, ou en tout cas, pas grand chose !

Mais cette approche était caricaturale et par trop réductrice, de sorte que connaissant les gens du Magic Land Théâtre, on savait pouvoir s'attendre, même dans ce domaine, à l'expression d'une imagination débordante, ou en tout cas d'une réelle maîtrise de la mise en scène.  

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A cet égard, le choix des détails était d'autant plus important, l'essentiel étant de procéder par de petites touches plus vraies que nature.

Un simple cadre, dépourvu de toute illustration mais qui avait en prime cette position déséquilibrée et dérangeante, faisait ainsi l'affaire, l'impression d'ensemble étant accentuée par les traces d'écoulement d'eau et de moisissures sur les murs.

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Surtout, il importait de ne pas en faire trop, pour ne pas sombrer dans le sordide.

Éviter d'être trop "trash", tout en créant un décor fait de désordre et de désoeuvrement. 

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Tout était là pour renforcer cette atmosphère glauque, jusqu'à de vieux posters déchirés du chanteur Renaud, des revues people froissées et un matériel qu'on pouvait presque qualifier d'antédilivien. 

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Déjà, de l'extérieur, au travers de la pseudo-fenêtre, l'intérieur ne payait pas de mine. 

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Évidemment, dans ces compositions improvisées, le marché aux puces de la Place du Jeu de Balle à Bruxelles n'était certainement pas pour rien. A bien des égards,  les décorateurs (trices !) du Magic Land Théâtre auront démontré un réel savoir-faire, dans la création d'une ambiance délétère. 

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Certaines réparations "de fortune" (!), faites de bouts de ficelles parachevaient cette oeuvre.

Mais le caractère rudimentaire de ce système d'éclairage prenait une dimension encore plus dramatique, lorsque surgissait brusquement un préposé de la compagnie d'électricité - le fournisseur BRUGAZELEC créé de toutes pièces pour l'occasion -, qui se présentait sans avertissement pour procéder à la coupure, au grand dam du visiteur. 

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"Factures impayées, électricité coupée"...

(à suivre)

 

  Texte et photos Dominique VANESPEN 

 

 

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 05:47

 

 

La "pièce des tentations".

Sous ce vocable avait été désigné le lieu à caractère commercial dans lequel les visiteurs de l'expo-action allaient être invités à dépenser sans compter, aussi bien l'argent qu'ils venaient d'obtenir auprès d'un faux organisme de crédit, la "FLASH BANK", que celui dont ils ne disposaient même pas, mais qui leur serait généreusement octroyé sur place moyennant quelques rapides signatures.

De pures formalités...

Au fil de l'élaboration de notre projet, cette étape importante dans les parcours suivis par le public allait devoir être baptisée, différents noms - plus ronflants les uns que les autres - lui étant attribués jusqu'à ce que l'équipe ne s'arrête sur celui de "SHOPPING PARADISE".

Tout un programme !

L'apport du Magic Land Théâtre en termes de décor allait par la suite donner une telle envergure et une telle prestance à cette composante que nous allions estimer devoir poursuivre dans cette bonne voie, en faisant l'impossible pour que l'étalage des objets et services mis en vente soit lui-même à la hauteur.

Une demande allait donc être transmise à tous les services, en vue de nous constituer une réserve aussi volumineuse et diversifiée que possible, de tous ces objets usuels - utiles ou indispensables, parfois d'autres qui le sont beaucoup moins - qui font partie de notre vie de tous les jours.

Moins le matériel et les biens de consommation eux-mêmes, c'étaient leurs cartons et boîtes d'emballage qui nous intéressaient au plus haut point, pourvu qu'elles fussent en bon état.

Afin de nous permettre de simuler l'ambiance et le visuel d'une grande surface, nous avions donc sollicité de la part de tous nos collègues toutes les caisses d'origine qu'ils avaient pu conserver chez eux, fût-ce pour des raisons de pure garantie et de retour éventuel. Cette demande concernait tant l'électro-ménager que le matériel HI-Fi et informatique, sans négliger toutes les variantes connues de la téléphonie mobile.

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Certes, nous ne pouvions totalement garantir que nos collègues puissent les récupérer au terme de notre expo-action - du moins dans le même état - sauf demande expresse émise en ce sens, mais c'était pour la bonne cause.

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Notre appel allait être d'ailleurs entendu au-delà de toute espérance, puisque plusieurs dizaines de boites d'emballages de toutes natures et de toutes dimensions allaient ainsi nous parvenir, pour finir accumulées dans nos bureaux d'abord, sur les lieux de l'expo-action ensuite.

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En fin de compte, c'était un très impressionnant étalage qui allait être proposé à nos visiteurs, cette matérialisation en trois dimensions de biens venant parfaitement compléter les affiches publicitaires qui recouvraient les murs de ce même "SHOPPING PARADISE", et qui offraient quant à elles - entre autres - prestigieuse voiture tous-terrains, vacances de rêve ou crédits d'installation mirifiques.

PC et Mac, imprimantes, disques durs externes, GPS et GSM de toutes marques, machines à café de différents modèles, jeux Wii, XBox et Playstation 3, téléviseurs grand écran et appareils photos numériques, la plupart des "must" et autres incontournables du moment avaient ainsi été rassemblés pour l'occasion, du moins en apparence. 

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Le décor étant finalisé, il ne manquait plus que les vendeurs et les chalands...

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Une chose était sûre : il allait être très difficile aux visiteurs de résister à de telles tentations.

Surtout si les vendeurs mettaient toute leur force de persuasion dans la balance...

 

Texte et photos Dominique VANESPEN

 

 

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 20:38

 

 

 

Plutôt austères !

Dans la reconstitution d'une salle d'audience, le mobilier et la décoration se veulent spartiates .

Certains accessoires du tribunal étaient issus des réserves du CPAS de Saint-Gilles - un siège "de prestige" et un pupitre -, d'autres provenaient des recoins oubliés du CAFA lui-même - un vieux registre médical  -, tandis que d'autres encore étaient des récupérations d'ordre privé, dont cet énigmatique tableau récupéré lors de la récente libération d'une maison louée, pour cause du décès de l'occupante.

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Dura lex sed lex...

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Une représentation du couple royal s'imposait !  

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Trouvée sur le Net, cette photo avait été imprimée en grand format avec les moyens du bord, puis sommairement encadrée afin d'être suffisamment présentable dans un tel lieu officiel.

L'anecdote veut qu'à défaut de pouvoir être fixé dans le faux mur fait d'un mince panneau d'aggloméré, le support aura simplement été maintenu pendant toute la durée de l'expo-action au moyen d'un autocollant "double face".

Ce système s'avéra efficace, puisque le mode de fixation allait résister jusqu'à la dernière minute, ne s'effondrant par terre que lors de la dernière audience du vendredi, au moment même où le parcours-spectacle touchait à sa fin.

Tout un symbole...  

(à suivre)  

 

Texte et photos Dominique  VANESPEN 

 

 

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